La peur d'être seul(e), c'est quand même quelque chose.
On a beau savoir qu'il faut être indépendant, autonome et tout et tout, qu'il n'y a pas toujours quelqu'un derrière nous, et que comme le dit le vieil adage "on naît et on meurt toujours seul", le but principal de notre pitite et courte vie se résume à ça: trouver quelqu'un pour ne surtout pas être seul.
Le plus dur c'est quand on ne cherche même pas et que ça nous tombe dessus, comme le grippe un soir d'hiver: un jour on est calé en pyjama devant sa série américaine fétiche, un pot de nutella à la main, et le lendemain on psychote dès que l'autre nous tourne le dos.
Je me dis parfois que l'esprit humain doit pas être conçu pour tant de bonheur. Ca perturbe, forcément. Alors on chercher autre chose pour se prouver qu'on peut malgré tout être malheureux, et on reste perplexe quand on réalise qu'on a laissé son cafard quelque part sur le bord de la route. A la place, il y a quelqu'un qui nous tend la main et nous dit "je serais toujours là". C'est à ce moment-là que le ciel laisse passer un rayon d'espoir, et qu'on apprend à marcher à deux.